Cartographie des risques cybersécurité : guide complet pour identifier et gérer les menaces en 2025

Face à la montée en puissance des cyberattaques, de plus en plus fréquentes et complexes, la cartographie des risques en cybersécurité s’impose comme un outil clé pour les organisations désireuses de protéger leurs actifs critiques. La maîtrise des risques cyber est primordiale pour anticiper les menaces et éviter les conséquences catastrophiques sur les systèmes informatiques, les données sensibles et la continuité des activités. Cet article vous guide pas à pas pour comprendre, mettre en œuvre et maintenir une cartographie efficace des risques cybersécurité.

Qu'est-ce que la cartographie des risques en cybersécurité ?

La cartographie des risques en cybersécurité est un processus méthodique qui vise à identifierévaluer et hiérarchiser les menaces potentielles qui pèsent sur les actifs critiques d’une organisation, qu’il s’agisse de données, d’infrastructures ou de systèmes. Ce processus est essentiel pour offrir une vision claire des risques cyber et établir une stratégie efficace pour les gérer et les réduire.

Elle inclut la cartographie du système d’information (SI), qui est un processus de représentation graphique et structurée de l’ensemble des composants, des flux d’informations et des interactions au sein du SI d’une organisation. Cela inclut les logiciels, les matériels, les réseaux, les bases de données, les applications, les processus métier et les relations entre eux.

Quels sont les objectifs de la cartographie des risques ?

Les objectifs de la cartographie des risques sont multiples :

  • Identifier les actifs critiques et comprendre leur importance au sein de l’organisation (données sensibles, systèmes critiques, infrastructures réseau, etc.).
  • Analyser les menaces qui pèsent sur ces actifs, qu’il s’agisse de vulnérabilités techniques, de menaces externes (cyberattaques, hameçonnage, ransomware) ou internes (erreurs humaines, failles de sécurité internes).
  • Évaluer l’impact et la probabilité de ces risques pour mesurer la gravité potentielle de chaque menace sur l’organisation.
  • Hiérarchiser les risques selon leur criticité, afin de concentrer les efforts sur les menaces les plus graves et les plus probables.
  • Mettre en œuvre des actions préventives pour limiter l’exposition de l’organisation aux risques identifiés et renforcer la sécurité.
  • Créer des outils de visualisation comme des tableaux de bord ou des représentations graphiques pour une meilleure compréhension et communication des risques à la direction et aux autres parties prenantes.
 

Une bonne cartographie des risques permet de prendre des décisions éclairées, en s’appuyant sur des données claires et une vision d’ensemble des risques. Elle aide à prévenir les cyberattaques en anticipant les vulnérabilités avant qu’elles ne soient exploitées, et en facilitant la mise en œuvre d’un plan de prévention et de réaction adapté aux besoins spécifiques de chaque organisation.

objectifs de la cartographie des risques

Quelles sont les différents types de cartographie SI ?

La cartographie du SI est un outil précieux pour les organisations, car elle permet de mieux comprendre l’environnement informatique dans lequel elles évoluent. Elle facilite la prise de décision stratégique, l’identification des problèmes de performance, la gestion des risques, l’optimisation des ressources, la planification des mises à niveau technologiques, et la mise en place de mesures de sécurité appropriées.

Il convient de noter que la cartographie du SI est un processus continu, car le paysage informatique d’une organisation évolue constamment. Il est donc important de maintenir la cartographie du SI à jour pour qu’elle reste pertinente et utile dans la gestion du SI de l’organisation.

Selon la solution logicielle que vous aurez choisie, votre entreprise pourra disposer de différents éléments dont voici les plus répandus :

Le tableau de bord des applications et des systèmes

Ce tableau de bord vous donne une vue exhaustive des applications logicielles, des systèmes d’exploitation, des bases de données et d’autres composants logiciels utilisés dans votre SI.

Le tableau de bord des infrastructures

Vous disposez d’une représentation des matériels informatiques, tels que les serveurs, les ordinateurs, les routeurs, les commutateurs réseau et d’autres équipements physiques.

Tableau de bord des flux d'informations

Le logiciel vous représente graphiquement les chemins empruntés par les données et les informations à travers les différentes applications, les bases de données et les processus métier. C’est une aide précieuse pour mieux comprendre la complexité de votre réseau informatique.

Tableau de bord des interconnexions

Vous pouvez identifier en un coup d’oeil les connexions physiques et logiques entre les différents composants du SI, y compris vos réseaux, vos protocoles de communication et les interfaces logicielles.

Tableau de bord des processus métier

Il vous permet d’identifier tous les processus métier qui sont soutenus par le SI et leur relation avec les différentes applications et systèmes. Un processus métier mal compris ou mal appliqué est parfois à l’origine d’une défaillance de conformité RGPD. Le logiciel de cartographie SI proposé par Make IT Safe est de fait une tour de contrôle à la fois puissante et intuitive. Elle permet au RSSI de piloter en toute confiance la sécurité et la conformité de l’ensemble de son entreprise.

Notre logiciel Make It Safe, vous permet d’obtenir ces différents tableaux de bord pour la gestion de vos risques cyber.

Quels risques cyber peut-on réduire grâce à la cartographie ?

La sauvegarde régulière des données est une pratique cruciale pour garantir la résilience et la récupération rapide en cas de pertes de données ou de cyberattaques.

Les RSSI doivent mettre en place des stratégies de sauvegarde robustes qui incluent la sauvegarde des données critiques, telles que les fichiers clients, les bases de données et les configurations système. Les sauvegardes peuvent être effectuées sur site ou dans le cloud, offrant ainsi une redondance et une protection supplémentaires.

En cas d’incident, une sauvegarde récente permet de restaurer les données et de minimiser les pertes et les interruptions d’activité. En veillant à effectuer des sauvegardes régulières, les entreprises peuvent se prémunir contre la perte de données importantes et assurer la continuité de leurs opérations même en cas d’incident majeur.

Les attaques par logiciels malveillants

Les logiciels malveillants, tels que les virus, les vers, les chevaux de Troie et les ransomwares, peuvent compromettre la sécurité des systèmes informatiques en endommageant les données, en perturbant les opérations ou en volant des informations sensibles. De plus en plus fréquents, des demandes de rançons (ransomwares) font suite à ce type d’attaque.

Les attaques par phishing

Le phishing est une technique avec laquelle les cybercriminels envoient des e-mails ou des messages frauduleux pour tromper les utilisateurs. Ils sont incités de manière parfois subtile à divulguer des informations personnelles, telles que des mots de passe, des numéros de carte de crédit ou des informations d’identification.

Les attaques par déni de service (DDoS)

Elles visent à rendre un service indisponible en saturant les serveurs ou les réseaux ciblés de requêtes répétitives. Les ordinateurs se bloquent et rendent les ressources inaccessibles aux utilisateurs. On dit qu’un serveur « est tombé » lorsqu’il n’est plus en capacité de répondre.

Les failles logicielles et failles systèmes

Un programme informatique quel qu’il soit peut contenir des blocs de codes comportant des possibilités de contournement. Cela se fait principalement lors de la saisie de requêtes pour interroger une base de données.

Cela peut aussi avoir lieu lors de l’utilisation d’un port du réseau devant normalement resté fermé à l’extérieur. Les cybercriminels testent systématiquement toutes les failles potentielles d’un logiciel ou d’un réseau (y compris sur les réseaux de mobiles) afin de trouver un moyen d’entrer dans la zone protégée par la sécurité informatique.

Les erreurs et néglicences humaines

Les cybercriminels ont une aura de « petits génies » de l’informatique, essentiellement grâce aux films et séries qui vantent leurs exploits. Dans la réalité, ils utilisent surtout les négligences et les erreurs du personnel de l’entreprise. Cela peut être tout simplement l’utilisation d’un mot de passe trop simple, jamais modifié ou soigneusement laissé sur un Post-It.

Vous ne voudrez sans doute pas le croire, mais l’un des mots de passe les plus utilisés en 2022 est… 123456 (Source : BDM) !

On le voit avec cette liste : il est important pour les individus et les organisations de prendre des mesures de sécurité à la hauteur de ces risques grandissants. Pour les identifier rapidement et de manière exhaustive, la cartographie SI est une arme de protection très efficace.

Comment la cartographie peut-elle aider à identifier les risques cyber ?

Make IT Safe vous a dressé un panorama assez large de tous les types de risques qui existent au sein d’un SI. Cela concerne :

  • Les actifs essentiels au bon fonctionnement de l’entreprise.
  • Les dépendances pouvant exister entre les différents composants de votre SI.
  • Les flux d’information qui peuvent être vulnérables et ceux qui ne doivent être connus que par certains collaborateurs.
  • Les processus métiers qui doivent respecter la conformité au RGPD.
 

La cartographie permet d’évaluer les mesures de sécurité actuellement en place pour chaque composant du système. Cela inclut l’identification des systèmes non mis à jour, des applications vulnérables, des configurations de sécurité inadéquates, etc.

En combinant les informations de la cartographie du SI avec des analyses de vulnérabilité, il est possible d’identifier les failles de sécurité potentielles dans le système. Une fois les faiblesses identifiées, votre responsable RSSI pourra prendre beaucoup plus sereinement des mesures correctives pour renforcer la sécurité et la conformité au RGPD.

Les avantages de la cartographie des risques cyber pour les RSSI et DPO

Les Responsables de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) et les Délégués à la protection des données (DPO) jouent un rôle central dans la gestion des risques cyber au sein de leur entreprise.

La cartographie des risques devient alors un outil stratégique incontournable pour ces profils, leur permettant d’assurer une vision claire et structurée des menaces pesant sur l’organisation.

Voici pourquoi la cartographie des risques est essentielle pour les RSSI et DPO :

  • Donner de la visibilité à la direction : La cartographie des risques permet aux RSSI et DPO de fournir un rapport détaillé et visuel à la direction. Elle leur donne un aperçu clair de l’état des risques auxquels l’entreprise fait face. Cette visibilité aide à justifier les investissements dans la cybersécurité et à orienter les décisions stratégiques en matière de gestion des risques.
 
  • Prioriser les actions de sécurité : Une fois que les risques ont été cartographiés, il est plus simple pour les RSSI de prioriser les mesures de sécurité. Plutôt que de tenter de traiter tous les risques en même temps, ils peuvent se concentrer sur les menaces les plus critiques pour l’organisation, qu’elles soient liées à des vulnérabilités techniques ou à des menaces humaines.
 
  • Protéger les actifs sensibles : Les RSSI et DPO doivent veiller à ce que les actifs critiques de l’organisation (données confidentielles, systèmes informatiques) soient bien protégés. La cartographie des risques leur permet d’identifier les points faibles dans la chaîne de sécurité et de les corriger rapidement, avant qu’ils ne soient exploités par des cyberattaquants. Cela inclut des actions correctives comme la mise à jour des logiciels, le renforcement des contrôles d’accès ou encore la formation des employés.
 
  • Se conformer aux règlementations : Les réglementations, telles que le RGPD, la directive NIS 2 ou encore la norme ISO 27001, imposent aux organisations de disposer de dispositifs robustes pour protéger les données et les systèmes. La cartographie des risques est une condition indispensable pour se conformer à ces exigences légales et éviter les sanctions financières et juridiques qui pourraient en découler. En démontrant que l’organisation a une vue claire de ses risques et qu’elle a pris les mesures nécessaires pour les atténuer, les RSSI et DPO peuvent prouver la conformité aux régulateurs.
 
  • Faciliter la collaboration avec les partenaires et fournisseurs : De plus en plus, les entreprises sont intégrées dans un écosystème complexe où elles doivent collaborer avec des fournisseurs et des partenaires. La cartographie des risques permet d’évaluer les risques tiers et de vérifier que les partenaires respectent les normes de sécurité adéquates. Cela contribue à une gestion globale de la sécurité, en tenant compte non seulement des risques internes, mais aussi de ceux liés aux acteurs externes.
 
  • Allouer plus efficacement les budgets : Les budgets devant être alloués à la stratégie de sécurité de l’entreprise pourront être mieux répartis et surtout, priorisés. Trop d’entreprises ne prennent encore ces décisions coûteuses qu’après avoir subi une cyberattaque ayant parfois menacé la survie même de leur organisation.
 
  • Réduire les coûts liés aux incidents de sécurité : Une cartographie des risques permet d’anticiper les incidents de sécurité en identifiant en amont les vulnérabilités et les menaces potentielles. La prévention des incidents coûte souvent moins cher que leur gestion. Une entreprise bien préparée réduit les interruptions d’activité, les frais de remédiation et les possibles amendes réglementaires. Cela permet de passer d’une gestion réactive des incidents à une approche proactive, réduisant non seulement les coûts financiers mais aussi les impacts opérationnels.
 
  • Renforcer la confiance des parties prenantesLes clients, partenaires et autres parties prenantes sont de plus en plus soucieux de la sécurité des informations qu’ils partagent avec les entreprises. Une organisation dotée d’une cartographie des risques robuste inspire davantage confiance, car elle montre un engagement clair en matière de cybersécurité. Dans un environnement où la sécurité des données devient un facteur de différenciation, disposer d’une cartographie des risques et d’une politique de sécurité transparente peut constituer un avantage sur le marché.
 

Pour les RSSI et DPO, la cartographie des risques est un levier essentiel pour reprendre le contrôle sur la sécurité des systèmes et des données, tout en facilitant la communication avec la direction, les équipes métiers et les partenaires externes.

avantages de la cartographie des risques

Comment mettre en place une cartographie des risques cyber ?

La mise en place d’une cartographie des risques cyber nécessite une méthode structurée, en plusieurs étapes, pour assurer une couverture exhaustive des menaces qui pèsent sur l’organisation.

Chacune de ces étapes est essentielle pour obtenir une vision et une définition précise des risques, de leur impact et des mesures à prendre pour les maîtriser.

Étape 1 : Collecter les informations

Cela concerne les documents existants, les diagrammes, les inventaires matériels et logiciels, les données sur les processus métier, etc. Toutes les informations qui peuvent avoir une valeur marchande ou stratégique pour d’autres organisations.

Étape 2 : Identifier les actifs

À partir des informations collectées dans la première étape, identifiez et classez par ordre d’importance, les actifs critiques de l’organisation : serveurs, bases de données, applications, réseaux, processus métier, données sensibles, etc.

Ces actifs représentent les éléments essentiels au bon fonctionnement de l’entreprise, dont la compromission pourrait avoir un impact significatif sur les opérations. Parmi ces actifs, on peut inclure :

  • Les données sensibles : informations clients, données personnelles, dossiers financiers, etc.
  • Les systèmes informatiques : serveurs, réseaux, applications critiques
  • Les infrastructures physiques : équipements informatiques, centres de données
  • Les processus métier : activités stratégiques qui nécessitent une protection particulière, comme la gestion des transactions financières ou la logistique
 

En donnant un nom et en attribuant une valeur de criticité, vous commencez ainsi à créer des indicateurs mesurables (KPIs) pour votre logiciel de cartographie des risques.

Il est capital de bien comprendre la valeur de ces actifs pour l’entreprise et de quantifier les risques associés. L’utilisation d’un logiciel de cartographie des risques permet d’automatiser cette étape et de recenser les actifs de manière précise et exhaustive. En centralisant toutes les informations dans un même outil, il devient plus facile de suivre l’évolution des risques.

identification des actifs critiques

Étape 3 : Établissement des relations

Identifiez les relations et les dépendances entre les différents actifs du SI. Par exemple, les dépendances entre les connexions réseau, ou entre les flux d’informations. Autre exemple : les intégrations entre les applications ou les dépendances entre les processus métier.

Étape 4 : Création des diagrammes

Notre logiciel Make IT Safe comporte des outils de modélisation graphique tels que des diagrammes en blocs, des diagrammes de flux, des diagrammes d’architecture ou des cartes conceptuelles. Ils vous permettent de représenter clairement les actifs, les dépendances et les flux d’informations.

Étape 5 : Analyse des risques

Une fois les diagrammes établis, organisez des réunions entre tous les acteurs participant à votre stratégie de sécurité et effectuez ensemble une analyse des risques. Cela se fait depuis votre solution de cartographie SI en identifiant les vulnérabilités potentielles et les risques associés à chaque actif du SI.

Évaluez les conséquences possibles des menaces et des incidents sur la confidentialité, l’intégrité et la disponibilité des données en les classant selon leur criticité, c’est-à-dire leur capacité à causer des dégâts importants à l’entreprise.

Les critères d’évaluation incluent :

  • L’impact financier : quelles seraient les pertes en cas de compromission d’un actif ? Cela inclut les coûts de réparation, d’arrêt d’activité, et potentiellement de sanctions réglementaires.
  • Les répercussions sur la réputation : comment l’entreprise serait-elle perçue si un incident touchait ses données ou ses systèmes ? Perte de confiance des clients, image ternie.
  • Les conséquences juridiques : en cas de violation de données personnelles, les régulations telles que le RGPD imposent des sanctions financières qui peuvent s’avérer importantes.
  • La disponibilité des services : un incident pourrait entraîner une interruption des opérations, ce qui aurait des effets directs sur la continuité de l’activité.
 

Cette évaluation doit également prendre en compte la probabilité d’occurrence de chaque risque. Certains risques, bien que très graves, peuvent être peu probables, tandis que d’autres risques, moins critiques, peuvent être plus fréquents. L’objectif de la méthode est de hiérarchiser les risques en fonction de ces deux critères pour se concentrer sur les plus urgents.

Étape 6 : Création des mesures de sécurité et mise en place d'un plan d'action

Une fois les risques évalués et hiérarchisés, il est temps de prioriser les mesures de sécurité. Cette étape consiste à élaborer un plan d’action qui permet de réduire l’exposition aux risques identifiés. Les mesures à prendre peuvent inclure :

  • L’adaptation et le renforcement des politiques de sécurité : révision des politiques d’accès, segmentation du réseau, mise en place de contrôles d’accès renforcés et de systèmes de détection d’intrusion.
  • La mise à jour des logiciels et systèmes : pour corriger les vulnérabilités connues et réduire les risques d’exploitation par des attaquants.
  • La planification de sauvegardes régulières : pour limiter la perte de données.
  • La sensibilisation des employés : former le personnel aux bonnes pratiques de cybersécurité pour réduire les risques d’erreurs humaines.
  • La mise en place d’un plan de continuité d’activité : prévoir des solutions de secours en cas d’incident pour limiter les interruptions de service.
  • La vérification des règles de RGPD en vigueur : pour la protection des données personnelles.
 

Ces actions doivent être régulièrement suivies et ajustées en fonction de l’évolution des menaces. L’objectif est d’améliorer en continu la résilience de l’organisation face aux cyberattaques et autres incidents de sécurité.

Toutes ces mesures seront identifiées et suivies dans votre logiciel de cartographie.

Quelles sont les meilleures pratiques pour maintenir et mettre à jour sa cartographie des risques ?

Une cartographie des risques efficace n’est pas un document statique. Elle doit être régulièrement mise à jour pour rester pertinente face à l’évolution des menaces et des systèmes informatiques. Cela implique d’adopter une méthode proactive et collaborative pour s’assurer que les risques sont continuellement identifiés, évalués et gérés.

Suivi continu et révision périodique des risques

Les menaces évoluent constamment, tout comme les vulnérabilités internes et les systèmes informatiques. Il est donc essentiel de mettre à jour la cartographie des risques régulièrement pour refléter ces changements. Voici quelques bonnes pratiques à suivre :

  • Surveillance continue : Utilisez des outils de surveillance en temps réel pour détecter les nouvelles menaces ou vulnérabilités qui pourraient affecter les actifs critiques. Ces outils permettent d’ajuster rapidement la cartographie des risques.
  • Révisions périodiques : Incluez dans votre méthode des révisions régulières de la cartographie, au minimum une fois par an, ou après tout changement majeur dans l’infrastructure informatique (ex. : mise à jour de systèmes, intégration de nouveaux outils ou fournisseurs).
  • Tests réguliers : Effectuez des simulations d’incidents (test de résilience, test de plans de reprise) pour vérifier l’efficacité des mesures de sécurité mises en place et ajuster la cartographie en conséquence.
 

L’objectif est de s’assurer que la cartographie reste pertinente et qu’elle reflète les menaces réelles auxquelles l’organisation est confrontée.

Collaboration avec les différentes parties prenantes

La gestion des risques est l’affaire de toute l’organisation. Il est donc crucial d’impliquer les équipes métiers, les partenaires externes, et les collaborateurs à tous les niveaux dans le processus de mise à jour de la cartographie des risques. Voici comment :

  • Impliquer les équipes internes : Les responsables des processus métiers, les DSI, et les équipes de sécurité doivent collaborer pour identifier les nouveaux risques et proposer des actions correctives. La cartographie doit être partagée avec ces équipes pour qu’elles aient une vision commune des risques.
  • Collaborer avec les fournisseurs : De plus en plus d’attaques surviennent via des tiers. Il est donc important d’évaluer les risques liés aux fournisseurs et de maintenir un dialogue régulier avec eux pour s’assurer qu’ils respectent les bonnes méthodes et pratiques de sécurité.

Cette collaboration permet de garantir une vision globale des risques et de s’assurer que toutes les parties prenantes prennent les mesures nécessaires pour protéger l’organisation.

Intégration de la cartographie des risques dans la stratégie cyber globale

La cartographie des risques doit être intégrée dans une stratégie de cybersécurité plus large. Elle ne doit pas être un exercice isolé, mais plutôt un socle sur lequel repose la gouvernance de la sécurité. Voici quelques conseils pour assurer cette intégration :

  • Alignement avec les objectifs stratégiques : La cartographie des risques doit soutenir les objectifs globaux de l’entreprise, en particulier en termes de continuité d’activité, de protection des données et de conformité.
  • Utilisation de la cartographie comme un outil de décision : La cartographie des risques peut servir à orienter les décisions en matière d’allocation de budget, de priorisation des projets de sécurité et de choix des partenaires technologiques.
  • Formation continue des équipes : Pour que la cartographie reste utile, les équipes doivent être formées aux nouveaux risques et aux évolutions des méthodes de cybersécurité.
 

En intégrant la cartographie des risques dans une stratégie globale, les organisations peuvent améliorer leur résilience face aux cybermenaces et renforcer leur capacité à réagir rapidement en cas d’incident.

maintenir et mettre à jour sa cartographie des risques

Quels liens entre la cartographie des risques et la conformité réglementaire ?

La cartographie des risques ne se limite pas à une simple représentation des menaces : elle constitue un outil essentiel pour garantir la conformité aux règlementations en vigueur. Voici comment elle contribue à cette conformité :

  • Identification des risques liés aux données personnelles : Le RGPD, par exemple, exige que les entreprises identifient les risques liés au traitement des données personnelles. Une cartographie des risques permet de visualiser les points sensibles dans les processus de traitement des données et de mettre en œuvre des mesures pour les protéger.
 
  • Suivi des actions correctives : La cartographie des risques permet de suivre les actions mises en place pour répondre aux exigences réglementaires, comme le renforcement de la sécurité des systèmes, la gestion des accès ou la sensibilisation des collaborateurs.
 
  • Documentation et auditabilité : Une bonne cartographie des risques facilite la création de documents de suivi nécessaires pour prouver la conformité lors d’audits. Cela permet aux RSSI et DPO de démontrer que des efforts ont été faits pour identifier et gérer les risques conformément aux exigences légales.
 
  • Planification des audits internes : En cartographiant les risques, les entreprises peuvent mieux planifier leurs audits internes et externes pour s’assurer que leurs pratiques de cybersécurité respectent les normes et réglementations en vigueur.

Comment choisir votre logiciel de cartographie des risques cyber ?

Selon la taille et la complexité de votre organisation, vous aurez besoin de plus ou moins de fonctionnalités.

Make IT Safe attire votre attention sur le fait que la cybersécurité est devenu un enjeu majeur au niveau national et européen. La règlementation évolue rapidement pour prendre en compte les cybermenaces de plus en plus sophistiquées.

Surtout, les conséquences d’une attaque réussie sur une entreprise peuvent s’avérer catastrophiques (la presse abonde d’exemples de faillites de société suite à de telles attaques).

Pour tenir compte de ces évolutions rapides, Make IT Safe a choisi de développer une solution qui puisse s’adapter à toutes les configurations possibles. Si votre organisation est amenée à se développer fortement ou à s’ouvrir à de nouveaux champs d’activité, notre logiciel restera pleinement adapté à vos besoins de cartographie SI.

Les solutions SaaS (Software as a Service) sont particulièrement adaptées pour la gestion des risques cyber. Ces plateformes permettent de centraliser la cartographie des risques tout en offrant des fonctionnalités avancées pour automatiser certaines étapes du processus, comme l’identification des actifs critiques, l’évaluation des menaces ou encore le suivi des actions correctives.

Les avantages d’une solution SaaS pour la cartographie des risques incluent :

  • Centralisation des données : toutes les informations relatives aux actifs, aux menaces et aux mesures de sécurité sont rassemblées dans un seul outil, ce qui facilite la gestion des risques à travers toute l’organisation.
  • Mise à jour en temps réel : les solutions SaaS permettent de suivre l’évolution des menaces et des vulnérabilités en temps réel, garantissant une vision toujours à jour des risques.
  • Suivi des actions correctives : ces outils offrent un tableau de bord permettant de suivre l’implémentation des mesures de sécurité, d’identifier les actions en attente, et de visualiser leur impact sur la réduction des risques.
  • Collaboration améliorée : les solutions SaaS favorisent la collaboration entre les différentes équipes internes (RSSI, DPO, DSI) et les partenaires externes, en facilitant le partage des informations et le suivi des risques.
 

Make IT Safe, est un exemple parfait d’outil conçu pour répondre aux besoins des RSSI et DPO. L’outil permet de cartographier les risques à l’échelle de l’organisation tout en intégrant des fonctionnalités collaboratives pour assurer une gestion proactive des cybermenaces.

La meilleure façon de vous convaincre étant encore de vous le faire tester, nous sommes à votre disposition pour convenir d’un rendez-vous pour une démonstration.

Plan 🔽